Juillet - Août 2026

Père Célestin


Notre frère, le P. Célestin est décédé ce lundi 29 juin au petit matin dans un hôpital de Butembo où il avait été admis quelques jours auparavant. Depuis près de deux ans, il a lutté contre la maladie et s’est épuisé à tenir bon, dans la confiance. Pas de révolte, pas de mécontentement, non. Il a assumé l’épreuve, seul, ne voulant pas déranger ses frères, ne faisant appel que lorsque c’était vraiment nécessaire pour le conduire aux Cliniques St-Luc ou aller le rechercher. Il fut édifiant dans la souffrance.

 

Ses funérailles ont été célébrées à Butembo le 1er juillet, en présence de nombreux religieux assomptionnistes, du clergé local, de sa famille et de très nombreux fidèles de Butembo.

 

Voici le témoignage de fr. Anthony, envoyé depuis l’étranger où il réside durant ce mois de juillet :

 

"Il y a des personnes qui ne font jamais de bruit, mais dont l'absence fait un silence immense. Le Père Célestin était de celles-là.

Il y a vingt-cinq ans, il avait quitté son Congo natal pour servir l'Église et la Congrégation en Belgique. Beaucoup l'ont connu comme un homme discret, doux, toujours prêt à rendre service. Il n'avait pas besoin de grands discours pour annoncer l'Évangile : il le vivait. Sa vie était devenue une parole silencieuse, une présence fraternelle, un visage où chacun pouvait reconnaître un peu de la bonté de Dieu.

À la communauté de Woluwe-Saint-Lambert, il était bien plus qu'un confrère. Il était un frère. Un de ceux dont on sait qu'ils sont là, disponibles, attentifs, fidèles. Les paroissiens l'aimaient. Les amis de la communauté l'appréciaient. Et ses frères religieux savaient qu'ils pouvaient toujours compter sur lui. Servir était chez lui une manière d'aimer.

Je n'oublierai jamais un geste qui, aujourd'hui encore, prend une profondeur particulière. Le jour de mes premiers vœux en France, c'est lui qui est venu pour être à mes côtés et me conduire à la communauté. À ce moment-là, ce n'était qu'un simple trajet. Aujourd'hui, je comprends qu'il m'accueillait déjà dans une famille, avec cette délicatesse qui le caractérisait. Sans le savoir, il m'offrait un premier témoignage de ce qu'est un frère assomptionniste : quelqu'un qui marche à côté de toi, sans prendre la première place, mais en te conduisant doucement vers la maison.

Puis est venue l'épreuve.

Les médecins parlaient d'un cancer agressif. Pourtant, jamais une plainte n'est sortie de ses lèvres. Pas une révolte. Pas une amertume. Il a porté sa croix comme il a vécu : dans le silence, la confiance et une profonde dignité. Il ne niait pas la souffrance. Il la traversait avec cette paix qui ne peut venir que de Dieu.

Jusqu'au bout, il espérait guérir. L'espérance chrétienne n'est pas une résignation devant la maladie ; elle est ce refus de laisser le désespoir avoir le dernier mot. Célestin croyait en la vie. Il croyait que Dieu pouvait encore agir. Et même lorsque ses forces diminuaient, sa confiance, elle, demeurait intacte.

La maladie l'avait privé de ce qu'il aimait tant : participer aux offices et célébrer l'Eucharistie avec ses frères. Pourtant, chaque jour, lentement, avec les quelques forces qui lui restaient, il quittait sa chambre. Il traversait discrètement la sacristie pour venir se recueillir devant le tabernacle. Quelques minutes seulement. Quelques instants de cœur à cœur avec Celui qui avait été toute sa vie. C'est là qu'il puisait sa force. C'est là qu'il communiait avant de repartir, toujours silencieusement, vers sa chambre.

Cette image restera gravée dans ma mémoire. Elle dit tout de sa foi. Lorsqu'il ne pouvait plus aller vers les hommes, il continuait d'aller vers Dieu. Et lorsque ses jambes ne pouvaient presque plus le porter, c'était son espérance qui le faisait encore avancer.

Même alité, il continuait à vivre avec la communauté. Son téléphone, était devenu une fenêtre ouverte sur la vie des frères. Il voulait savoir comment chacun allait, suivre les activités, rester uni à ceux qu'il aimait. Son corps s'affaiblissait, mais son cœur demeurait pleinement présent.

Puis est arrivé ce dernier départ vers le Congo.

Au fond de lui, il savait probablement que ce voyage serait le dernier. Avant de monter dans la voiture, il s'est tourné vers la communauté et, avec une simplicité bouleversante, il a dit :

« Je vous remercie pour tout ce que vous avez fait pour moi. Je ne sais pas si je vous reverrai encore pour vous remercier de nouveau. Mais, en tout cas, je n'oublierai jamais ce que vous avez fait pour moi. »

Il n'y avait ni colère, ni peur. Seulement de la gratitude.

Ces paroles résonnent aujourd'hui comme son testament spirituel.

Merci, Père Célestin.


La fête de fin d’année

Un grand merci à tous les serviteurs de la fête, laquelle fut une belle réussite par un temps des plus agréables. Merci au Seigneur.


Cathésèse des enfants

Une nouvelle année de catéchèse se profile avec une nouvelle organisation et la nécessité de (re)constituer l’équipe des catéchistes. Les deux premières années de catéchèse préparent les enfants pour les sacrements de confirmation et de communion. Vient ensuite une catéchèse moins théorique qui devraient conduire les enfants vers une profession de foi. Les inscriptions sont déjà ouvertes.


Catéchuménat

Parallèlement à la catéchèse des enfants, il y a le catéchuménat des adultes et adolescents. Les rencontres se font au sein d’une fraternité catéchuménale qui rassemble les catéchumènes, leurs accompagnateurs ainsi que des adultes dans la foi qui désirent continuer à apprendre ou à nourrir leur foi.


Pelèrinages


Pour rappel, divers pèlerinages sont organisés durant les vacances. Notamment, le pèlerinage à pied de Banneux à Beauraing, du 16 au 31 août (110 km avec des étapes de 20 km en moyenne) voir dépliant dans l’église).

Ensuite, le pèlerinage diocésain à Lourdes du 13 au 19 août.